"Vive le piratage des oeuvres !" par Raphaël Zacharie de Izarra (texte en ligne)
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Inique, le projet de loi visant à interdire le téléchargement des oeuvres musicales sur le NET ! Dévoyés, prostitués, sans hauteur sont les artistes qui n'acceptent de diffuser leurs productions à destination des hommes de la terre, leurs semblables, qu'à la condition d'être payés avec de l'argent ! L'art, la musique, la poésie sont une nourriture universelle par excellence. Aucune considération d'ordre pécuniaire ne devrait limiter leur diffusion. Le simple fait de consacrer son temps libre ou sa vie entière à l'art et de le diffuser sans aucune restriction, de faire profiter à qui veut les savourer les fruits de son travail, devrait suffire au bonheur de l'artiste.
Ce qui tue la créativité, ça n'est pas le manque d'entrée d'argent. Au contraire, c'est avec le ventre vide que le poète chante le mieux. Le confort que permettent des revenus assurés et réguliers peut même être un frein à la création. Honte aux artistes qui exigent de l'argent en échange de l'étincelle divine ! On ne devrait pas commercialiser le souffle de l'esprit. Les artistes qui soutiennent ce projet de loi se mettent sur le même plan que les marchands de lessive.
Ces ingrats qui des muses ont reçu un cadeau merveilleux sans que rien ne leur soit demandé en contrepartie, ces simples mortels sur lesquels à la naissance se sont penchés les dieux avec une générosité, un désintéressement sublimes afin de les combler de dons sans rien leur réclamer en échange, ces petits hommes imbus de leur céleste élection osent exiger de leurs frères humains, pourtant égaux, hommes au même titre qu'eux, qu'il les payent pour la grâce tombée du Ciel ! Ils estiment que la manifestation de l'infini vaut tant d'argent, ils considèrent que leur don octroyé gratuitement par les anges présidant à l'Art se pèse sur la balance des lois du marché...
Notre société matérialiste, alimentaire, mercantile qui a commercialisé, mis en rayons, "code-barré" la pensée, le Beau, les plus hauts sentiments ne peut concevoir qu'un artiste compose, écrive, imagine pour l'amour de l'art, pour la gloire des étoiles, pour la beauté du geste... Nul besoin d'argent pour créer. Les artistes qui prétendent le contraire ne sont que des vendus, des menteurs, des traîtres, des bandits qui ont fricoté avec le "diable marketing". On peut, on doit chanter sans être payé en retour. L'inspiration ne devrait pas être conditionnée par des exigences d'ordre économique.
Les fruits de l'esprit appartiennent à tous, pauvres et fortunés. Les richesses de l'âme ne devraient pas être soumises aux lois du marché. L'universel, ce qui est issu des profondeurs de l'homme devrait voler de tête en tête, de coeur en coeur, et non passer de porte-monnaie en tiroir-caisse.
Seuls les supports devraient être soumis aux méandres du commerce, pas les oeuvres.
Le reste, ce sont de sordides affaires de comptables ayant perdu leur âme dans de vils calculs. Si les artistes veulent se payer une plume en or, une lyre sertie de diamants, une guitare étincelante de pierres précieuses, s'ils veulent manger à leur faim, qu'ils se soumettent aux mêmes rigueurs que les autres mortels : qu'ils aillent travailler à l'usine. Le talent ne confère aucun privilège à ces humains infatués de leur héritage divin. A ceux qui ici-bas veulent monnayer le legs olympien, je réponds que leur venue au monde n'a été soumise à aucun marché. Et que si les entités célestes ne demandent rien pour tous ces trésors offerts à leurs créatures humaines, les artistes devraient remercier le sort au lieu de se plaindre, et à plus forte raison ne pas faire commerce de ces présents. Il n'en sont que les dépositaires.
Je vous engage donc à piller mes oeuvres ici-même, à télécharger de la musique sur des sites gratuits et illégaux, à répandre la pensée des philosophes sans faire acheter leurs livres à votre auditoire, à chanter dans la rue les chansons que vous aurez entendues dans les écouteurs d'essai à la FNAC sans débourser un centime, et ce afin de faire partager gratuitement à un maximum de gens autour de vous les oeuvres de l'esprit que des pirates de l'âme, des vrais pirates ceux-là, veulent vous faire payer.
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- Le Cimetière de l'Ouest
- Misanthrope
- La plume d'un paon.
- La beauté d'une affligée
- Un beau spécimen
- Le vice masqué
- Une idylle
- Deux amoureux
- Berthe a manqué sa chance
- Rose-Alberte et ses lapins
- L'oeuvre du temps
- L'amant des laides
- L'ange des laides
- Éloge et défense de la laideur
- Lettre d'amour pour une femme laide
- Hommage à la laideur
- Procès de la laideur
- Les misères de la laideur
- Lettre d'amour à une jeune et laide bigote
- Le laideron et le gant blanc.
- La défaite de la laideur
- Laide et méchante
- Laide et appréciée
- Laide et luxurieuse
- Belle et macabre crucifiée
- Le vice et la laideur
- Lyre des mots
- Quand le chardon se fane
- La beauté déchue
- Laide et débauchée
- Le sort et la fortune
- La belle ambiguë.
- La plume et le laideron
- Le plaisir des bigotes
- L'infortune de la laideur...
- La morale amoureuse.
- Le vice mal vêtu
- La beauté d'une gargouille
- Une froide beauté
- La ronce et la plume
- Abstinences et châtiments
- Leçon de choses
- Les vieilles filles
- Mon épitaphe
- Au cimetière.
- Au Père Lachaise
- Têtes d'enterrement.
- Un songe déroutant
- Un couple sans histoire.
- Un froid mortel.
- Je suis mort
- Un cadeau pour la Camarde
- Au jour glorieux de mes funérailles
- Deuil
- Torpeur cadavérique
- Une farce cadavérique
- Le testament d'un amant moribond.
- Un verre
- Une dépouille ambiguë
- Lettre à un défunt
- Une visiteuse
- Le fossoyeur et l'éplorée
- Une visite à la morgue
- Le convoi
- La grande Crâneuse
- Macabre baiser
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- Entre Terre et Lune.
- Au clair de l'une, à l'ombre de l'autre.
- La face cachée de la Lune
- La pleine lune.
- Le statut d'auteur.
- La réalité est plus riche que votre imaginaire.
- La hauteur de ma tête
- Trésor d'avare.
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