"Tranchées 1914" par Anakkyn (texte en ligne)

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Entrelacer par d’envoûtantes fumées,
comme de mystérieux fantôme,
qui, à pleine voix, hurle à proclamer,
que seuls les forts seront sur le trône.

Des forts relents d’empyreume pesticide,
parsèment les champs devenus rouges bordeaux.
Le ciel pleure des larmes acides,
ne pouvant se soustraire au chaos.

Car sous le chant insidieux des obus,
des hommes tombent comme la pluie lors d’un orage.
Le silence est peut être le signe de la vertu,
mais le match qui est joué, sera gagné par la rage.

L'aube pris une couleur mélinite à chaque levant.
Seul les morts étaient délivrés de leur labeur mortuaire.
L'espace lui-même était pris d'envoûtement,
face à cette déchirure parasitaire.

Sous les hurlements des fantassins,
à chaudes larmes sanglotait la terre ancestrale,
car sa descendance fut souillée par ce venin,
s'infiltrant insidieusement comme une succube infernale.

Mais des hommes plus sensé que la raison,
en ont assez de se propulser au devant du canon.
La haine n'est pas leur matière première.
Le sang, la mort et les pleurs ont déchirés leur chair.

L’Europe a déchiquetée le voile de la quiétude.
Meurs donc, toi la paix si profonde,
dis adieux à tous ces moments de béatitude,
comme des fous, ils ont déjà creusé ta tombe.

Faîtes donc que chacun puissent vivre avec ces stigmates.
Faîtes donc que chacun ne réitèrent pas cette folie.
Toutefois l'être humain peut s'avérer être un automate,
et malheur à ceux qui chuteront dans son ineptie.

Ludovic Denoyelle, le 30.08.2005

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