"Parerga et paralipomen (citations)" de Arthur SCHOPENHAUER

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"Quelle folie de regretter et de déplorer d'avoir négligé de goûter dans le passé tel bonheur ou telle jouissance ! Qu'en aurait-on maintenant de plus ? La momie desséchée d'un souvenir."

"L'Etat n'est que la muselière dont le but est de rendre inoffensive cette bête carnassière, l'homme, et de faire en sorte qu'il ait l'aspect d'un herbivore."

"Il est très important d'apprendre de bonne heure, dès la jeunesse, qu'on se trouve au milieu d'une mascarade (...). Il faut donc enseigner aux jeunes gens que dans cette mascarade, les pommes sont en cire, les fleurs en soie, les poissons en carton et que tout n'est que farce et plaisanterie ; et que de ces deux hommes qu'ils voient si sérieusement aux prises ensemble, l'un ne vend que de la fausse marchandise, que l'autre paie avec des jetons à compter."

"Le médecin voit l'homme dans toute sa faiblesse, le juriste dans sa méchanceté, le théologien dans toute sa sottise."

"De même que le corps humain le plus beau recèle dans son intérieur des ordures et des odeurs méphitiques, le plus noble caractère a des traits méchants et le plus grand génie des traces de petitesse et de folie."

"Philosopher jusqu'à un certain point et pas d'avantage, c'est une demi-mesure qui constitue le caractère fondamental du rationalisme."

"Les religions sont comme les vers luisants : pour briller, il leur faut l'obscurité."

"Je cause parfois avec les hommes comme l'enfant avec sa poupée. Elle sait très bien que la poupée ne l'entend pas, mais elle se procure, par une agréable auto-suggestion consciente, la joie de la conversation."

© A. Schopenhauer.

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