"Meurtre à la chaîne" par B.R. (texte en ligne)

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Une silhouette entra dans la propriété des Martin. Il était 3h du matin. Elle pénétra dans la maison par une petite fenêtre. Elle se dirigea vers la chambre du couple. Elle prit un marqueur qui était dans sa chaussette et écrivit sur la porte : « Tout comme la censure, je sanctionne » en majuscule. L’homme prit un fusil tranquillisant qui était sur son épaule et entra doucement dans la pièce. Il tira sur les deux formes allongées sur le lit, il prit un couteau qui était dans étui sur sa ceinture et trancha la langue, les oreilles et perça les yeux des deux personnes. Puis il s’échappa d’où il était venu.

Le lendemain fut alerté la police et le surlendemain la presse, donc, tout la France fut au courant :

« LA CENSURE A ENCORE FRAPPEE !


Le tueur en série de France a encore fait deux victimes dans le village tristement célèbre : « Soleil-en-été ». Il signa avant-hier sa 32ème et 33ème victimes, dans ce village. Mais que fait la police ? »

Le président avait fait réunir ses ministres.
- Messieurs, l’heure est grave. Les élections sont dans un mois et la « Censure » court toujours. Envoyez qui vous voulez mais arrêtez le !

“Sous le soleil des tropiques…”, une radio hurlait sa chanson. Il était 12h00, sur la plage de Caen… Un sexagénaire était allongé sur la plage en anorak. Il pleuvait. Un parapluie protégeait la radio. Le vieil homme dormait. Un policier en uniforme couru vers lui et criait : “Inspecteur ! Inspecteur !”. Il se redressa.
- Monsieur ! Le policier s’arrêta devant lui. Monsieur… Vous avez un appel urgent du ministre.
- Et mes vacances ?
- Annulé ! Vous reprenez du service.
Il était de la vieille école, il savait tout apprécier. Même les voyages à Caen. Son salaire ne lui permettait pas d’aller aux Tropiques, mais c’était déjà ça, d’avoir la chanson…

L’inspecteur était arrivé au commissariat du quai des orfèvres.
- Bernard ! cria un commissaire qui avait vu l’inspecteur arriver.
- Merde, pas lui… chuchota Bernard, Louis ! hurla t-il.
- Comment tu vas ?
- Bien à part mes vacances sucrées.
- On a reçu des ordres ! De l’Elysée !
- Ah ! Mais si c’est l’Elysée, alors ça change tout !
- J’y suis pour rien moi ! Pas besoin de t’énerver. Si on t’a rappelé, c’est pour te confier l’affaire de la Censure.
- Rien que ça ! Et je présume que j’étais le seul couillon qui était partit en vacance. Pour pouvoir tous faire dans mon dos !
- Tu pars demain.

“Ma petite entreprise ne connaît pas la crise…”
- J’aurais dut reprendre le café de mon père, se répétait Bernard pour la 100èmes fois.
Il arriva à neuf heures devant le commissariat de “Soleil-en-été“ en deux chevaux. Un gendarme sortit du bâtiment et gueula.
- On vous attendait depuis quatre jours !
- Pourtant j’ai bien roulé, dit l’inspecteur.
- C’est sur qu’avec une deuxdoche…
- Je prends mon temps et j’aime bien regarder les paysages.
Ils rentrèrent dans la gendarmerie et Bernard commença à poser des questions.
- Vous avez fouillé toute les maisons, interrogé toute les personnes du village.
- Oui.
- Combien y en a-t-il au faite ?
- Il y a 5000 personnes, mais on a reçu des renforts : 50 gendarmes et 10 sniper qui ont ordre de tirer pour éviter les éventuels fuyards.
- Pas beaucoup ont du réussir à s’enfuir… murmura l’inspecteur.
- Un ?
- Rien.
- Comment il les tue ?
- Il leur coupe la langue, les oreilles et perce les yeux.
-… (légère perturbation de l’estomac)
- Mais avant, il les tue avec un tranquillisant pour éléphant…
-…
- Ah ! Oui ! Il coupe tous ça avec un couteau de chasse.
- Des… Pardon… C’est les restes de ce midi qui remonte… Des empreintes ?
- Non. Vous voulez voir les carnes ?
-…
- Ça va pas ?
- Les… toilettes… dit Bernard couleur blanc linceul.
- Au fond du couloir, troisième à gauche…
Un quart d’heure après.
- Pourtant… dit le gendarme.
- J’ai une grande imagination… Combien y a-t-il de chasseur ?
- Pourquoi ?
- Ça peut nous aider, alors combien ?
- Mmh… environ 150, mais on les a tous interrogé.
- Interrogé ne veut pas dire non coupable ?
- Non, c’est vrai. Mais ils sont pas du genre a utilisés les fusils tranquillisants, eux c’est plutôt carabine et fusil de chasse.
- Le médecin, le pharmacien ?
- On y a pensé ! Ils étaient surveillés pendant le dernier meurtre, dit il d’un air fier.
- Ceux qui sont allés en Afrique ?
- Euh… Je ne sais pas.
- Au travail !

Deux jours plus tard, les gens furent interrogés. Il y avait 10 personnes à y être allées : un cul de jatte, quatre d’Algérie, une famille africaine, un gendarme et un prêtre qui était partit apporter la lumière aux noirs. Une milice chasseurs fut crée pour tuer l’assassin.

La famille africaine et quelques étrangers moururent le lendemain de la création de la milice. Les miliciens furent arrêtés. Tous les suspects furent mit en garde vue, sauf le prêtre, qui resta faire la messe.

La Censure fit rappeler qu’il était encore en service, le 34ème… Le prêtre fut arrêté. Il avoua après avoir subit un interrogatoire “poussé” (dans le rectum, comme disait l’autre). Il avoua, donc, avoir tué des gens qui ne méritait pas le pardon de Dieu.
-…Pourquoi ?
- Mais ! Ils n’allaient pas à la messe !!! s’exclama le prêtre.

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