"Le passage" par Anakkyn (texte en ligne)

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A tous ceux que l'on a affirmé,
qu'une clarté blanche nous guide.
A tous ceux que l'on a certifié,
que derrière la porte c'est splendide.
J'ai vu sous une couche éphémère,
que cette lumière peut être blafarde et cruelle.
J'en suis revenu de ce lieu d'éther,
et croyez moi, je n'ai point vu l'éternel.
L'orbe était brûlante comme l'acide,
parsemée de pleurs d'un zeste de crainte.
Comme dans un infect infanticide,
dislocation d'une essence dans une plainte.
J'en suis revenu de ce lieu atrabilaire,
et croyez moi, je pactiserai avec la faucheuse.
Pour demeurer fringant, je vendrai ma chair.
Peut être, échapperai-je à cette luminosité racoleuse?

Ludovic Denoyelle, le 14.10.2005

anakkyn.