"Le maitre vampire" par PRINCESS OPHELIA (texte en ligne)

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Le maitre vampire


Torride et vicié l’hallucination fit voler en éclat son âme rongée par le mal. Celui là même qui plonge sa vie dans un flot d’obscurité.
Une jouissance mêlée de paix s’empare de lui. Une fureur démente inonde tout son être. Il mène une lute acharnée contre lui-même en faisant de son mieux pour étouffer le hurlement prés à exploser. Des petits démons lubriques menaçaient son esprit détraqué.
En proie à une crise de douleur aigue le vampire se jette sur le corps de sa victime. Elle est belle à lui glacer l’âme!
Il avait attendu que la cloche du couvent sonne l’office du soir pour l’enlever. Sœur Ophélie n’avait pas la vocation. Elle aimait trop le sexe pour ça!
Toutes les nuits elle faisait le mur pour aller retrouver Raimundo, le palefrenier. Le pauvre bougre faisait peine à voir. Il ne l’avait même pas encore défloré et lorsque la petite novice avait voulu prendre les devants il l’avait fortement tancé.
A ce moment là il avait eu plus qu’une idée en tête, celle de l’initier au plaisir. Il la lui fallait, et ce, à n’importe quel prix. La religion. Pfff…Il avait cela en horreur. Son Dieu n’était qu’un proxénete.
Il allait la purifier pour lui offrir un mariage cerné par les ténèbres les plus noires.
A présent la pécheresse reposait sur son lit telle une vénus échouée sur les rives du plaisir. Elle avait troqué ses habits de jeune novice contre une robe de fine laine noire au décolleté carré assez bas. Le vêtement divin dévoilait la naissance de ses seins fermes ainsi que sa gorge voluptueuse.
Son corps tout en courbe excitait son appétit. D’un air lascif il observait le mouvement de ses lèvres en respirant le parfum de sa peau.
Ses cheveux couleur de blé mûr encadrait un visage angélique et ses yeux de jade lançaient milles éclairs. Elle était en colère. Très bien! L’expression qu’elle aurait lorsqu’il lui ferait l’amour…Leurs ébats n’allaient être que promesse d’éternité.
Il n’arrivait plus à réfréner ses ardeurs. La pécheresse craignait la morsure de ses baisers. Le menton levé, agressive, elle osait le défier. Alors, une digue céda en lui.
Avec un grondement de fauve il la cloua sous son poids.
Telle une chatte enragée elle tenta de le griffer mais la réaction du vampire fut instinctive. Il lui donna une gifle qui lui fit bientôt voir trente- six chandelles.
Apeurée, sa souffrance se transforma en un cri horrifié et consentant.
- chante pour moi, chante pour moi!
En effet, la créature des ténèbres l’avait entendu chanter pour la première fois dans une chapelle entourée par un chœur d’enfant, et depuis, ensorcelée par sa voix, elle en nourrissait une obsession malsaine. Le vampire voulait la posséder, se repaître de son corps, la savourer, et meurtrir son innocence par des baisers sauvages. Il allait lui offrir l’éternité dans un écrin serti de roses. Mais la jeune fille ne l’entendait pas de cette oreille. Elle résistait de toutes ses forces, s’arc-boutant en cherchant à le mordre.
Amusé, il lui emprisonna les deux mains d’une seule poigne.
- Allons ma jolie, cesse de bouger sinon tu n’auras aucun plaisir.
De ses ongles acérés il déchira sa robe de haut jusque en bas puis il la jeta sur le sol sans écouter ses supplications.
- Cesse, putain du christ! tu vas chanter pour moi maintenant.
Soudain l’attitude de la jeune novice changea du tout au tout. Elle le fixait, les yeux étincelants d’un éclat fiévreux. Ce monstre allait la tuer si elle n’acceptait pas ses caresses. Elle se fit la promesse de rester comme une poupée de chiffon sous lui, elle se refusait à trahir Raimundo.
Sans lui laisser le temps de changer d’avis le vampire l’embrassa férocement. Sa langue trouva celle de la jeune femme. Il sentit sa passion s’enflammer. Il jouait un jeu dangereux. A défaut d’obtenir son âme il obtiendrait son corps.
Surprise, la réaction de la novice ne se fit pas attendre. Elle le mordit à la langue, choquée sans doute par ces quelques privautés qu’elle avait bien voulu lui accorder.
Avec un ricanement sinistre il effleura ses lèvres d’une main rendue tremblante par le désir puis il porta son doigt à la bouche et il lécha avec volupté le sel salé de ses larmes.
- Je vais te faire mourir de plaisir ma pauvre petite mortelle. Et quand j’en aurais fini avec toi tu en redemanderas. Tu as goût divin! Je veux te faire jouir, je veux t’entendre crier.
A l’écoute de ces propos, Ophélie laissa échapper un gémissement. Le feu lui monta aux joues et son corps animé d’une vie propre se cambra à sa rencontre.
Enivré par ce geste, le vampire planta ses crocs dans sa chair nue.
Ophélie pousse un cri étouffé, puis un tourbillon de passion pure la submerge.
Elle trahissait Raimundo, elle trahissait Dieu, elle allait périr dans les flammes de l’enfer mais en ce moment une seule chose lui importait, elle voulait céder aux exigences de son corps.
Ainsi, la brutalité du vampire excitait encore plus le démon planté en elle.
Plus que satisfait de lui-même Egidas sentait le battement sourd de son cœur résonner dans sa tête, et il entendit un air lugubre de violoncelle se détacher sur le rythme sourd du tonnerre.
Egidas voulu forcer son avantage. Il s’empara de ses seins à pleines mains pour les savourer l’un après l’autre.
Quand il se dirigea vers le cœur de sa féminité pour y plonger deux doigts Ophélie lança un cri de douleur plus que de plaisir. Elle était si étroite …
Lorsqu’il enfonça sa langue vicieuse en elle la novice pleurait, honteuse d’éprouver sans doute du plaisir dans ses bras.
- Non, assez, je vous en prie. C’est honteux! Pitiéééééééééé!
La novice hurlait presque.
Egidas fier de lui ne voulut pas s’arrêter en si bon chemin. Il allait lui procurer un plaisir inouï.
Pour ne pas la blesser il entra en elle d’une seule poussée. Il fit aller et venir son membre à petit coup, puis de plus en plus vite quand il la vit s’abandonner.
Son visage était celui d’une sainte en extase, pas celui d’une martyre. Elle aimait ce qu’il lui faisait et elle ne tarda pas à le lui faire savoir quand elle ondula du bassin comme une nymphe sortie des eaux.
Elle frissonnait, elle haletait. Il éprouvait un sentiment de victoire total. Il comprit qu’elle allait prendre son plaisir sans lui s’il ne faisait rien.
- Prend le dans ta main. Serre le plus fort. Je ne veux pas que tu jouisses sans moi. J’ai un secret pour ça.
(Il s’était retiré d’elle)
Devant cette requête un peu spécial Ophélie se sentit offensée mais sa nature passionnée l’a rappela à l’ordre.
Elle le prit à deux mains et elle serra.
- Prend le dans ta bouche maintenant. Entièrement!
Comme il la voyait rechigner il renouvela encore une fois sa proposition.
Il grogna comme un loup quand son sexe fut englouti par sa bouche divine.
Elle grignotait, elle léchait, et des larmes amères coulaient le long de ses joues.
Egidas n’allait plus pouvoir se retenir.
- Donne moi tes lèvres et laisse- moi faire.
Il empoigna son sexe et il le glissa en elle d’un seul coup. Cette fois ci pas question de douceur. Il allait et venait à toute vitesse en lui répétant à l’oreille des obscénités. A la fin c’étaient des vrais coups de boudoirs qu’il lui donnait. Presque assez fort pour la décoller du lit.
- Encore, encore…Vite, vite!
Un liquide chaud lui coula le long de ses cuisses et elle manqua s’évanouir lorsqu’elle vit que c’était du sang. Son sang!
Telle une bête sanguinaire attirée par un morceau de viande le vampire se pourléchait les babines.
- Oh mon Dieu! Qu’est-ce qui va m’arriver maintenant? Nooooooooooon!!! N’approchez pas.

Fin de l'extrait

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