"La soirée" par essaie1 (texte en ligne)
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Tu avais reçu cette invitation, comme les 2 autres individus. Ceux-ci avaient autant de potentiel que toi, mais tu avais cet atout, tu l’étais. Son unité se serait fragmenté si tu aurais subi l’échec.
Bien sûr, c’est à toi qu’il servit le premier son assiette, tu logeais ses pensées. Les deux autres étaient superfétatoires et ils en étaient conscient. Cela les rendaient mécontent, étant donné l’enjeu.
Ton sourire assuré l’enjolivait. Tu ne l’assujettissais pas, ce sourire. Il était présent dû au fait incontestable que tu deviendrais légataire de ses richesses. Tu l’avais charmé, la victoire était assuré.
Il s’identifiait à toi. Vous partagiez l’un comme l’autre vos journées à l’intérieur car les gens vous terrifiaient. Toi, tu passais ton temps dans les livres et les journaux. Lui planifiait.
Mais ton assurance ne t’avais pas préparé à l’inattendu. Tu fus alors surpris de voir les événements s’éloigner de ton contrôle. Pourtant tu savais que tu étais dans la sécurité du foyer, du chez-soi.
Cependant l’hôte accepta la sortie de table de ton rival. Celui-ci s’excusa à la salle de bain, te laissant seul avec l’autre.
C’est ce moment qu’il avait choisit pour exprimer son choix. Il avait assez attendu, le temps lui était précieux. Mais au moment d’annoncer le vainqueur, il fut interrompu par la mort.
Ton opposant était blême, sa tête trempait dans sa soupe. Il était maintenant ton souvenir. Ton cerveau avais connecté vite. Il avait été empoisonné. Tu devais maintenant te faire à l’idée que tu étais désormais seul avec lui.
Il étais ta haine, ta rage et toutes tes déceptions rassemblées. Et cette fois-ci il ne t’en laisserait pas sortir sans séquelles. Trop longtemps ignoré, tu ne le sustentais pas assez souvent. C’étais une fois de trop. À présent tu resterais claustré ici, avec lui.
Supplies-le d’arrêter de te tourmenter, je dois partir, je suis resté bien trop longtemps ici.
Mais il était trop tard. Mme Ste-Foix, la voisine, baignait déjà dans son sang. J’étais resté trop longtemps. Les gens me croiront fou. Ces gens qui me terrifiaient tant.
Je retournai me cloîtrer à l’abri dans mon placard, omettant d’emmener ma lecture, la rubrique nécrologique d’aujourd’hui, où figuraient ses deux opposants.
ʘ Les schizophrènes touchent 1% de la population
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