"Bloguez-moi (extrait)" par Sonia Traumsen (texte en ligne)

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Introduction : Avec ce blog, si vous le désirez, vous pourrez pénétrer ma pensée, qui je vous assure vaut bien mieux que moi.
Au passage je vous livrerai quelques-uns parmi mes actes, dans un journal que je voudrais quotidien.
Mais ne m'en veuillez pas trop si je ne suis pas toujours au rendez-vous.

En effet, comme vous le savez, j'écris ma vie érotique, et j'essaie de vivre en porno ce que j'écris.
Je n'ai rien d'autre à faire, et comme l'oisiveté est mère de tous les vices, je vous assure : il n'y a pas que mon temps qui est bien rempli.

Merci de vous intéresser en voyeur de blog à ma petite personne sans vice ni défaut.


5 mai 2207. Train pour Zurich.
A propos des mains baladeuses.


Mon expérience dans les trains avance bien : dès que la jupe est au-dessus des genoux, leur attention commence, mais ils n’insistent pas vraiment : il y a un doute.

Mais avec la jupe à mi-cuisse, ils ne parviennent plus à faire semblant de lire le journal. Par exemple, hier, ce cadre chic. Du coup il a dû sortir son attaché case.

Sur dix hommes d’âge mûr assis à côté de moi, avec ma jupe sous les genoux, aucune tentative.

A peine au-dessus, une seule tentative de poser la main.

Avec ma jupe blache à mi cuisse et avec les jarretelles : deux tentatives.

Avec les jambes nues : cinq tentatives, dont deux fermes.

Si on retire la main posée sur le genoux ils n’insistent pas, mais ils ne savent pas qu’ils ont tort.

C’est fou ce que les hommes ont peur d’être mal jugés, et pas vraiment de mal faire.

C’est absurde, car ils ne me reverront sans doute jamais. Qu’est-ce que ça peut bien faire que je les juge mal ? Ils s’imaginent sans doute que leur geste va impliquer leur vie entière, ou bien que le souvenir que je vais emporter d’eux est impérissable.

Mais c’est peut-être qu’ils ne veulent pas se dire qu’ils vont disparaître de ma vue et de ma pensée.

Ils croient qu’en se sentant coupables ils seront éternels en moi ? C’est possible.

Cette hypothèse vaut mieux que celle d’un dieu omniscient qui les juge. Ou bien ce dieu est venu de là. Que l’on puisse se sentir coupable, et penser que les autres vont se faire une mauvaise opinion, c’est sensé, à condition que nous partagions notre vie avec ces même autres. Dans ce cas c’est vrai, l’opinion que les autres se font de nous est bien plus importante que celle que nous avons de nous-mêmes.

Mais c’est vrai dans les situations classiques de convivialité, ou à la rigueur dans un train que l’on emprunte au quotidien avec les mêmes personnes : on voudrait qu’elles se fassent une bonne image de nous, par exemple que les hommes me trouvent jolie, intelligente, et qu’ils puissent avoir envie de moi.

Dans ce cas bien entendu, il est concevable qu’ils se prennent de peur à l’idée que je les juge mal en les considérant comme des vicieux.

Mais ça ne tient pas s’ils pensent qu’ils ne me reverront plus. Donc leur manque d’insistance n’est pas raisonnable quant au but, car c’est en insistant qu’ils auront plus de chance de me convaincre. Rien à perdre, puisque de toute façon en s’arrêtant ils perdent leur chance.

A moins de considérer, par hypothèse, qu’ils estiment avoir davantage de chance en n’insistant pas ?

Mais quoi ? Il faudrait alors que je prenne l’initiative. Non, hypothèse peu probable, ils n’ont pas davantage de chance en n’insistant pas, car le voyage ne dure pas assez longtemps.

Possible s’il avait été plus long : d’abord on pose la main sur mon genou, et puis, si je la retire, cela aura tout de même été un signe que je leur plais.

Ensuite, en montrant qu’ils n’insistent pas, cela pourrait vouloir dire deux choses : premièrement qu’ils ont corrigé l’idée qu’ils se faisaient de moi, comme " femme facile " par exemple.

Retirer la main, cela veut dire :
- " Excusez-moi, je me suis trompé sur vous, mais vous me plaisez bien quand même. Vous n’êtes pas du genre vicieuse, excusez, alors je retire ma main, mais maintenant vous savez que vous me plaisez physiquement, dès lors vous ne verrez aucun inconvénient à ce que je vous parle, etc. "

Mais dans un voyage court comme ici cette hypothèse ne vaut pas. Je crois que s’ils n’insistent pas c’est par orgueil instantané, et pas par rapport à l’opinion des autres en général.

C’est leur orgueil de mâle : " si je retire la main une première fois, cela ne veut pas dire vraiment grand chose à mon propos "

On pourra mettre cette réaction sur le compte de mon caractère : après tout peu de femmes se laissent faire si facilement. Ne leur écarte pas les genoux qui veut, et quand même elles se laisseraient aller, elles n’ont bien souvent pas le courage de passer à l’acte.

Donc le premier refus n’implique rien du jugement que la femme porte sur la tentative et sur celui qui tente. Ou plutôt, le jugement ne concerne que la tentative, en tant que généralité, qui tombe sous le coup de l’éducation. Par exemple : dans un train, devant un inconnu, on ne se laisse pas faire, un point c’est tout. C’est un jugement générique qui ne concerne pas les individus présents sur la scène. Donc l’agent de l’action n’est pas vraiment concerné. En quelque sorte son acte, sa tentative sont jugés indépendamment de lui.

Et encore, même pas, puisque dans un sens on ne peut pas dire que c’est la femme qui juge. A ce stade elle n'a pas vraiment décidé de ne pas se laisser faire, elle n’a même pas envisagé l’hypothèse.

C’est plus facile de s’en remettre à un réflexe moral. Mieux vaut que ne vienne pas l’idée de se faire peloter dans le train. En effet ce n’est pas très difficile, en laissant l’homme poursuivre sa manœuvre, de se faire branler, voire, de se faire enlever la culotte, sans aucune conséquence.

Il suffit de vaincre la honte, les barrières psychologiques, et de penser au seul plaisir.

Ou bien se mettre en tête de détruire l’interdit. Ça n’aura guère de conséquences puisque nous ne reverrons plus l’homme.

La morale nous évite de nous poser la question de savoir si nous en avons envie. Bien entendu la réponse est toujours " oui ", à moins que nous ne soyions occupées par une affaire pressante, ou que nous soyons indisposées, etc...

Mon expérience parle, et je sais d’après mes amies que ce n’est pas l’envie qui leur manque.

Donc pourquoi l’homme n’essaie qu’une fois, c’est qu’en général il n’est pas très courageux ; il sait qu’au deuxième refus c’est bien lui, peut-être, que l’on refuse, et non la tentative jugée amorale, ou bien jugée amorale pour éviter le désir ou l’envie. Dans ce cas c’est l’image d’Ego qui est atteinte, d’où perte de puissance. Il ne pourra pas se vanter devant les copains. C’est vrai qu’ils font ça pour la conquête, car que je sache ils ne prennent pas de plaisir avec leurs doigts. C’est seulement pour se prouver qu’ils sont encore en course, ou bien un exercice dans l’anonymat pour se conforter dans l’intimité.

Par ailleurs, dans le cas où la femme laisserait faire, il faudrait assumer la suite, ce qui n’est pas toujours évident.

Autre solution du problème : comme il arrive que ce soit les femmes qui draguent carrément sur les quais de gare, voire dans le train, certaines n’attendent qu’un petit signe. Or comme la plupart des hommes n’osent pas vraiment, et préfèrent que ce soit la femme qui s’avance, ils se contentent de donner un signe pour voir si l’autre n’est pas intéressée par eux. Ou bien c’est qu’ils ont interprété un certain regard de la femme et demandent confirmation.

Dans ce cas-là leur tentative, même franche, est assez timide, si on veut dire par là qu’elle n’est qu’une invite qui ne va pas nécessairement dans le sens sous-entendu. Par exemple avec cette manœuvre, si l’homme plaît à la femme, elle consentira sans doute à lui parler, et cela, qu’elle retire ou non la main de l’homme posée sur le genou.

Bien comprendre que l’intention n’est pas, dans ce cas, par exemple, de remonter la main le long des cuisses jusqu’au sexe. Certains jeunes par exemple, si la femme se laissait faire, se trouveraient gênés : ils n’iraient pas plus loin, de crainte de rencontrer là une femme plus avancée dans le vice, non seulement davantage qu’ils ne l’avaient imaginé en l’abordant, mais peut-être, ce qui est pire, plus vicieuse qu’eux-mêmes.

Voilà, je crois que je tiens là la bonne piste.





11 mai 2007 train pour Zurich ;
Suite. Application. Branlée.


Ce matin, dans le train, c’est moi qui suis allée m’asseoir à côté de lui. Décodage immédiat : il a bien vu qu’il y avait d’autres places libres.

Il a bien vu ma robe à mi cuisses. Pas dit bonjour. Lui non plus. Aucune importance. Il sait. Je garde les genoux bien serrés.

Après cinq minutes, il pose sa main. Je la retire, mais j’écarte à peine les genoux.
Celui-là a compris. Il pose de nouveau sa main, et cette fois remonte ma jupe. De nouveau je me défends, je retire sa main, mais j’écarte les genoux.

Il revient. Cette fois sa main glisse de mon genou vers l'intérieur. Il reste entre mes cuisses. J’écarte un peu. Il remonte plus haut.

J’écarte encore, et j’enlève mes chaussures. Je bouge mes orteils et je cambre la plante. Je sens sa main sur mon slip.

Il me regarde du coin de l’œil, je ne baisse pas les yeux, mais je ne le défie pas. Il bouge sa main et j’écarte bien les cuisses.

J’ouvre à peine les lèvres. Je sors à peine la langue.

Il me regarde et je place mes mains derrière le dos. Signe de reddition.

Il fait monter sa main sous le slip. Je laisse glisser mon cul sur le siège.

Je me cambre pour mieux me présenter.

De son autre main il remonte complètement ma jupe pour bien me voir. Il semble content de mes jambes, comme d’un trophée.

Je me demande s’il va avoir l’audace de retirer mon slip. En me cambrant davantage je lui fais comprendre qu’il peut.

Il est un peu timide. Mais il y va, il le fait descendre. Il attend que je soulève mon cul pour l’enlever. En bas, je sens ses mains sur mes pieds nus. Le coup de se déchausser et de montrer les orteils, ça marche toujours.


Il empoche mon slip. Trophée. Il le mérite. Je me tourne pour le regarder carrément, mais je ne dis rien.

J’écarte bien mes cuisses. Il me remonte avec sa paume, depuis les mollets, les genoux, l’intérieur des cuisses, enfin il ouvre ma chatte.

Pas de problème je suis épilée et poncée, ça lui plait bien. Il me pénètre, me branle pendant dix minutes.

Je tourne la tête vers lui pour que justement il se paie ma tête. Je veux qu’il me voie jouir, c’est important. Je ne fais aucun bruit, mais il sait que je jouis.

Bon, il doit descendre à la prochaine. Il garde mon slip et je ne dis rien.

- " Au revoir madame à la prochaine fois".
- " Au plaisir, et merci ".

16 mai, train pour Zurich.
Plus difficile. Porte-jarretelles. Embarquée


Plus difficile, avec porte-jarretelles.

Avec la jupe à peine au-dessus des genoux, si je ne fais rien, il ne se passe rien. Je fais trop sérieuse. En plus, avec les bas très visibles, ça semble plus difficile pour lui. Il faut donc que je fasse un signe.

J’écarte à peine les genoux, puis je laisse passer un regard en coin. J’attends qu’il cesse de lire le journal. Qu’il le pose. Il n’ose toujours pas. Il doit penser à m’enlever les bas, et il s’interroge sur le système.

Je pousse avec la pointe de mon pied droit ma chaussure gauche. Je fais semblant d’avoir mal aux pieds. J’enlève l’autre chaussure en mettant en valeur mes orteils bien bandés, qui poussent. Je fais " ah ! " comme pour un soulagement, mais avec plaisir. J’ai une bonne excuse pour écarter les genoux. Je lui jette un regard en coin, mais je ne souris pas.
Je rajuste mon bas sur le genou droit. Je gratte à peine mon bas, excuse pour remonter ma jupe. Il pousse sa cuisse vers moi. Je fais semblant de reculer. Là, il place carrément sa main entre ma jupe et mon genou. Je le regarde mais ne dis rien.

Il remonte et cherche les agrafes. J’écarte les genoux. Premier clic. Le bas descend.

Deuxième clic. J’écarte bien les jambes et je le regarde en coin. Il enroule mes bas sans rien dire.

Je sens l’air sur ma peau nue. Il remonte le long de ma jambe, me masse, me caresse la peau.

Le voilà sur le genou, il s’y enroule, il remonte ma jupe très haut. Me demande de me soulever.

Il me tutoie. Là il fait descendre la ceindure des jarretelles. Je sens sa main sur mon ventre. Il appuie. Il fait glisser la ceinture, l’enlève.

Au tour du slip.

Il l’enlève et le fait glisser. Il ouvre les lèvres. Me pénètre brusquement avec trois doigts. Ressort, m’écarte les jambes au maximum.

Comme toujours je place mes mains derriere le dos. Là, stupeur, il s’en prend à mon soutien-gorge, m’oblige à lui présenter mon dos. Je sens ses doigts, un peu froids, sur les omoplates.

Les bonnets s’enlèvent, il me pelotte. Il pince les pointes. Sa langue dans mes oreilles.

Je mouille. Dans mon oreille il susurre :
- " salope ! "

C’est de bonne guerre et c’est vrai. Il me branle un peu, mais je ne jouis pas beaucoup.

Il me dit simplement : " tu viens à l'hôtel avec moi ". Je ne réponds pas, mais il sait que je suis d'accord. Il a vérifié que je suis mouillée. Il sait que ça sera gratuit.


3 juin 2007 train retour de Zurich, le soir, wagon de queue, dernier tronçon avant terminus. Baisée.


Jeans et baskets. Rien dessous, ni en bas ni en haut.

Je sais que personne ne montera, reste 40 mn exactement après le dernier arrêt, pour atteindre le terminus. Avant ce dernier arrêt, deux autres, puis roue libre.

Besoin de faire vite. Possibilité réelle. Horaire bien repéré. Répétition possible.

A peine 8 personnes dans le wagon, mais loin. Sièges en banquettes vis à vis, avec bel espace entre, prévu pour quatre. Le problème consiste à y attirer quelqu’un de compréhensif.

Qu’il ne me prenne pas pour une pute : difficile.

Pas de prostitution. Gratuit : difficile à faire comprendre.

Possibilité : les habitués de la ligne. Trois déjà repérés avec regard marqué. Ils savent que je ne suis pas pute. L’un d’eux est vraiment pas mal, mais il n’osera pas dans ces conditions. Les deux autres, c’est possible, mais moins beaux. Tant pis. Propres, c’est l’essentiel.

Mon avantage, c’est que je suis là exprès. Ne pas le montrer, autrement ils vont croire que je suis professionnelle, et refuser.

Mais bien marquer que c’est possible, ce soir, maintenant. Ils m’ont repérée depuis un mois. Informer que les arrêts du train s’y prêtent sans problème, à condition d’accepter de descendre au terminus. Bien sûr possibilité d’emballer, mais ça ne m’intéresse pas. Besoin de prendre des notes pour mon livre.

Solution : remonter le wagon avec l’excuse des toilettes. Regarder les trois avec insistance, en passant, et surtout en revenant, carrément insister du regard en désignant le fond du wagon.

Délivrer un message clair.

Donc j’y vais, mais simple aller-retour : bien faire comprendre que je ne suis pas allée aux toilettes, en fait, mais exprès pour eux. Pas bêtes. Cadres. Ils vont comprendre assez vite. Reste : qu’ils osent. Pour le moins l’un deux. Pas le temps à plusieurs.

L’un d’eux vient, quadragénaire. Ce sont eux qui osent dans la circonstance. Pas timide, un peu de ventre, mais grand. Bel homme, sans plus. Il s’assied en face de moi. Il dit bonjour. Je le regarde franchement, mais pas trop.

Toujours feindre d’être là par hasard.

Bien entendu, lui n’a pas trouvé d’autre place dans tout le wagon, et il ne m’a pas remarquée dans le couloir. Mais dans son « bonjour », il y a les mémoire de toutes les fois où il m’a regardée.

Il sait que j’ai souvent répondu, mais il fait semblant de rien. Il est correct, fair play. Je sais que d’habitude il descend au dernier arrêt avant le terminus. Donc d’ici deux arrêts. C’est seulement après son arrêt que nous disposerons du temps nécessaire.

Résumé : il nous reste encore dix bonnes minutes avant son arrêt, puis quarante minutes en roue libre. Conclusion : si il descend là où il doit, il n’aura pas le temps. Mais de toute façon, en dix minutes, on aura le temps d’amorcer le « protocole des genoux ».

S’il ne descend pas à son arrêt, c’est qu’il me veut. Si il descend, tant pis, nous aurons avancé pour la prochaine fois.

Le mieux serait qu’il enchaîne. Mais je ne dois pas agir en vue de ça.

Simplement fixer dix minutes pour le protocole « jeans et baskets » avec rien dessous. C’est suffisant.

Ce qui est important dans cette étude c’est l’ouverture. La rencontre, puis l’accès à moi.

Ensuite ils font ce qu’ils veulent, ou ce qu’ils peuvent, selon les circonstances dans le train.

Ici la possibilité d’aller jusqu’au bout existe, c’est l’avantage. Celui-là, je suis bien sûre qu’il connaît parfaitement la ligne. Après le dernier arrêt avant le terminus, il sait qu’il y aura encore moins de monde dans le wagon, il fera nuit, et qu’il nous restera quarante minutes à tirer. Largement à temps. Ils pourraient même me tirer à deux. Mais là je ne sais pas ce que les deux autres ont en tête. Pour l’un, c’est bien possible.

Il n’y a pas de risques ce soir, et je crois que tous les trois m’ont bien interprétée. Ils savent que je ne fais pas commerce, et que je suis intelligente. On leur aura peut-être parlé. En Suisse, l’anonymat n’est pas la pierre d’angle. On finit par savoir. J’écris, donc pour eux je travaille et je suis honnête. Il faut bien prendre l’inspiration quelque part. Mais au fond je m’en fiche, si ils me prennent pour une salope. Ça fait même partie de l’excitation, du moins pour moi.

Pour eux, c’est peut-être différent, ils pensent m’entreprendre pour me mettre aux fers, comme maîtresse. Mais là ça serait plus cher. Moi je m’en fiche, je suis réglo, je ne fais pas ça dans ce sens.

Donc il s’installe en face de moi. Je garde les cuisses bien serrées. Pire, je les resserre dès qu’il arrive, histoire de le décontenancer. Il pose son attaché-case, puis sa veste sur le dossier. Je fais semblant de rien, en regardant par la fenêtre.

Ne pas oublier que je ne suis tout de même pas censée l’avoir appelé. La situation doit paraître « normale ».

Une rencontre. Non seulement ce ne sera pas un « comme-si » entendu entre nous, mais il faut laisser planer des doutes dans son esprit : a-t-il bien interprété mon message lorsque je suis passée dans le couloir ? Moi je suis sûre que oui, mais je dois insuffler le doute en lui, qu’il s’imagine avoir mal interprété, ou, plus certainement, qu’il pense que je ne suis qu’une allumeuse.

Pour ce qui est de l'interprétation, j’ai tout de même confirmé du regard, donc il va tenter.

Mais dans l’hypothèse de l’allumeuse, je ne dois tout de même pas être trop distante, autrement il descendra à son arrêt. Je n’ai que dix minutes, non pas pour le convaincre, mais pour faire l’expérience « jeans et baskets ». C’est ça qui compte pour moi.

Si je lui fais comprendre dès le départ qu’il peut m’avoir et me tirer, c’est fini pour l’expérience.
Moi je dois tout de même le mener à « la scène des genoux », mais « avec jeans ».

En effet avec le pantalon ils ne peuvent pas toucher les cuisses. Passer entre, oui, mais ils n’ont affaire qu’au tissu. Tandis qu’avec la jupe, une fois ôtés les bas contingents, ils ont accès directement à la peau, et en remontant à ma chatte. Donc c’est direct, et il est facile de se contenter.

Avec le pantalon c’est plus difficile sur la fin, et pas très intéressant au départ. Par contre il est plus facile, pour eux, de céder à la tentation. Dès ce moment-là les hommes pensent que ça n’ira pas plus loin, que c’est facile pour moi de les laisser faire, puisque, après tout, ils ne touchent pas ma peau. Par ailleurs dans les « situations » de train normale, il n’est pas pensable de s’attaquer aux pantalons.

Par conséquent ils marquent la victoire, dès qu’ils se posent sur les genoux ou bien m’ouvrent les jambes, ou bien les deux à la fois. Mais tout de même, ils n’ont pratiquement aucun espoir, sauf à obtenir un rendez-vous dans la semaine, afin de laisser refroidir.

Chose sûre : c’est même plus facile de faire des approches sur « jeans et baskets », que d’embrasser carrément. Les autres passagers s’aperçoivent en effet, si la rencontre est prise à vif, si l’on vient de se rencontrer dans le train. Ce n’est pas facile de donner la bouche à un inconnu, ni pour moi, ni pour une autre. C’est vrai que de mon côté, ça m’intéresse moins. C’est seulement bon pour les lycéens, et peut-être intello pour les étudiants. Cela peut avoir son charme, mais de toute façon ça ne fait pas partie de mon étude d’aujourd’hui.

Bref je dois faire comprendre à celui-là que le pantalon n’est pas vraiment un obstacle, à cette heure-ci dans le train, et surtout avec mon caractère. Bien lui montrer qu’il a tous les éléments en main. Il faut espérer que le fait de m’avoir aperçue à plusieurs reprises sur le parcours, lui aura conféré une certaine intimité et lui donnera de l’audace.

Donc en position de genoux serrés avec jeans, je me donne dix minutes pour l’ouverture.

Il pose les deux mains en même temps, en se penchant vers moi. J’en retire une, en disant « mais dites donc ! ».

Il la retire, mais laisse l’autre. Je l’enlève. Je l’observe en coin. Il est un peu décontenancé. J’ai introduit le doute. Il a dû penser qu’il lui suffirait de répondre à mon invitation implicite, et de venir s’asseoir à côté de moi, pour simplement passer le temps avant de descendre.

Voyons s’il insiste.

Une bonne minute passe. Il me demande jusqu’où je vais. Je lui répond en le regardant bien dans les yeux : « terminus ».

Le voilà fixé. Maintenant il sait qu’il dispose de plus de cinquante minutes, à condition de ne pas descendre. J’ai l’impression de l’entendre réfléchir. Il me regarde encore. Il devine que je ne suis pas là pour me laisser tripoter juste avant sa descente d’ici deux arrêts. Il dit seulement « ah bon, ça change tout ». Il est intelligent, il pense que mon invite, en passant dans le couloir, incluait le fait que je descende au terminus. Et il sait que je sais : lui en principe descend dans deux arrêts. Donc à peine le temps de faire connaissance, dans la lignée classique.

Comme je ne me montre pas bavarde et que je l’ai repoussé, maintenant, il sait que je ne suis pas là pour le rencontrer du genre : « on se donne rendez-vous demain à Zurich ». Je le laisse bien mûrir en feignant l’indifférence. Je regarde par la fenêtre.

Maintenant il sait que ce que je veux, ce n’est pas une conversation accompagnée de gestes de confiance et de prolongation possible. On n’est pas là pour prospecter sur une rallonge ou pour tirer des plans.

Il pose une main. Je la laisse. Il pose l’autre : je la laisse aussi, mais quand il essaie de m’écarter, je résiste.

Je regarde mes pieds avec insistance, puis je le regarde, lui.

Comme je n’ai pas retiré ses mains, ils cherche à comprendre, comme pour une solution dans les jeux vidéo : trouver l’énigme pour monter d’un étage, passer à un stade supérieur dans la complexification du jeu. Il faut commencer par trouver la question que pose le jeu, avant que d’y répondre.

Il est en train de se demander ce que je veux dire, maintenant, le fait que je regarde vers mes baskets, que je lui laisse poser ses mains, mais que je refuse encore de m’ouvrir. Ce serait donc qu’il y a une solution au niveau de mes pieds.

Il est perplexe. Je bouge mes pieds, mais pas les jambes. Verrouillée, voilà ce que je suis.

C’est à lui de trouver. Le temps passe. Enfin il se penche et défait un lacet. Je lui présente l’autre. Il a compris. Il m’enlève les chaussures, me masse les pieds. Je ressens un frisson. Ma chatte s’ouvre. Premier point.

Je fais semblant de regarder par la fenêtre, à la fois par pudeur, et pour lui faire comprendre que mon attitude est codée : à chaque moment du jeu, je regarde par la fenêtre, pour le laisser à ses initiatives.

C’est comme s’il était revenu au même point que tout à l’heure, mais cette fois, il m’a retiré les chaussures. Ce n’est tout de même pas rien. Il vérifie que je ne retire pas mon pied nu, quand il vient le toucher avec sa chaussure. C’est vraiment ce qui s’appelle : faire du pied.

Bon, il est prêt pour une nouvelle tentative : il pose de nouveau ses mains sur mes genoux. Je ne suis pas salope. Je le laisse faire. Il m’écarte : je ne résiste pas. Mes cuisses s’ouvrent, mais il ne passe pas la main. Le contact du jean ne l’intéresse pas vraiment. Un point.

Je me retourne vers lui et je le regarde. Je souris à peine, mais je place les mains derrière mon dos. Ça veut dire beaucoup. Tout de même, il passe ses mains entre mes cuisses, mais pas pour le contact : plutôt pour vérifier ma réaction. Il voit que je ferme les yeux et que je me cambre, comme pour me présenter. Il m’attire vers lui en faisant glisser mon cul vers le bord du siège. Le pubis dépasse.

Il regarde mes seins, voit que je n’ai pas de soutien-gorge, et qu’il y a des boutons devant. Je sens qu’il va faire le geste. Est-ce que je vais dégager mes mains de derrière mon dos et l’empêcher ? Non.

Il fait le geste : il déboutonne. Je lève le menton. Comme je suis orientée en sens contraire du couloir, le nez en direction de la porte de sortie du wagon, personne ne peut voir. Et personne ne passera, puisque les toilettes sont de l’autre côté. Il a compris ça. Il est intelligent et commence vraiment à me plaire.

Il me déboutonne et enfin mes seins s’exposent. Il regarde mes aréoles d’un rose soutenu. C’est l’un de mes atouts majeurs. Du jamais vu, de la belle jeunesse sur femme avec expérience. Il veut y toucher, mais dans un souffle je lui dis non. Il ne va pas s’échapper comme ça. Pas de dérivatif. Pas question qu’il me suce les bouts, pour ensuite se défiler en descendant à sa station, comme d’habitude. Le ton de mon refus n’est ni sec, ni méchant. Une indication, tout au plus, pour lui signaler qu’il se trompe de voie.

Là, je le regarde, j’écarte les cuisses, je me pousse vers l’avant, puis je regarde vers mon pubis. La braguette. Il ne va pas s’en tirer comme ça. Osera-t-il ? Pratiquement on ne craint rien. Personne ne voit, et on a le temps. Je crois qu’il commence à comprendre ce que je veux, et surtout qu’il le peut.

Je pousse ma poitrine en avant. Les pointes me font mal. Mais surtout je me cambre, je lui présente mon ventre bien plat. Il déboutonne la braguette. Je mouille. La salive monte. Il s’aperçoit bien vite que je n’ai pas de slip. Et que je suis bien rasée. Il me regarde, mais je reste impassible. C’est à lui seul de se décider. Bon, il passe un doigt, il rentre, je frissonne, je me cambre. Difficile de résister à l’ouverture, quand elle advient. Il m’écarte, il rentre deux, puis trois doigts. Mouvements. Il me regarde : je plisse les yeux.

Le train s’arrête. Il descend le rideau côté quai. Retourne s’asseoir. Il craint que quelqu’un ne monte, mais je lui dis : « c’est verrouillé ».

Au contraire : il ne reste presque plus personne dans le wagon : quatre personnes sont descendues. Ça le rassure. Il sait qu’en principe il doit descendre au prochain arrêt. Il n’a pas pu s’en tirer avec mes seuls seins. Dommage pour lui. Bien souvent les hommes, quand ils peuvent avoir le soleil se contentent de la lune, pour ne pas se brûler. Là, il a bien compris qu’il n’aurait mes seins qu’après. D’abord le boulot. Il commençait à se dire que le prochain arrêt se ferait sans lui. Tant pis pour la femme et consort qui attendent le retour du cadre consciencieux. Il se trouverait une belle excuse. Pas grave.

Le train redémarre, et je me cambre au point de lever mon cul. Non seulement il peut voir mes seins, mais il a une vue parfaite sur mon ventre. Il y pose une main. Je le laisse faire, car cette-fois-ci, c’est la bonne direction, et surtout la bonne directive. Tout de même, j’apprécie qu’il me caresse le ventre au passage. Somme toute, il est plutôt affectueux avec moi.

Il me prend les hanches, me présente mieux. Enfin, d’un geste sec il décroche le bouton qui tient ma ceinture. Mon pantalon s’ouvre depuis la ceinture jusqu’au pubis. Je réalise que je suis nue, depuis la gorge jusqu’à la fente.

Je retombe sur mon cul. Pose. Je le regarde tranquillement. Il transpire. Je l’autorise à venir me sucer les bouts. Mais pas trop. Je ne fais pas bien confiance. Le prochain arrêt n’est pas loin. Pourvu qu’il ne descende pas.

Il vient s’asseoir à côté de moi. Je bande mes seins. De sa main, il tourne ma bouche vers lui. Il y enfonce la langue. Je tourne la mienne. Toujours récompenser l’audace. Ma vulve est toute retournée. Il me branle et aussi promène sa main, depuis l’entre-cuisse, le pubis, puis le ventre. Il me prend à pleine main, remonte jusqu’à la poitrine, et me barbouille avec mes glaires. Je le laisse faire. Je dois le capter avant le prochain arrêt.

Cependant je ne dois pas trop l’exciter, afin d’éviter qu’il ne décharge trop vite. Avec ma langue, je lui fais signe de se calmer. Maintenant il sait qu’il peut m’avoir. Il tente de faire sortir l’une de mes mains de derrière mon dos, sans doute pour que je le touche. Pas question. Je veux qu’il m’enfile d’un coup. Aucun risque que je le branle.

Le train s'arrête une dernière fois. L’homme regarde le quai, à travers le rideau, comme pour vérifier que personne ne l’attend. Que sa femme ou sa fille ne prennent pas la liberté de monter dans le wagon pour le chercher ! C’est dans les cas comme le nôtre que les hommes font preuve d’une curieuse imagination.

Le train démarre. Il ne reste que trois personnes dans le wagon, loin là bas, à tous les diables. Il y a encore l’un des hommes que j’ai sollicités. Il regarde vers nous. Il doit voir mon homme de face, penché sur moi. De moi, il ne doit apercevoir que la nuque, et mon dos, avec mon pull mis normalement sur les épaules. Il ne peut pas savoir que ma poitrine est découverte. Et surtout pas que je mouille à fond.

Je lève mon cul du siège en m’aidant de mon dos, mais je garde mes mains derrière. L’homme fait glisser mon jean. Voilà mes cuisses nues. Je lui fais comprendre : qu’il me l’enlève. Voilà.

Il revient vers moi après avoir déposé délicatement mon blue-jean à côté de lui. Il passe un doigt sur mes lèvres, et autour du pubis bien glabre, parfaitement lisse comme un coquillage. Il écarte les lèvres. Il s’apprête à s’agenouiller pour me sucer, mais je lui dis non. Mais en même temps je m’écartèle davantage. Mon clitoris se dresse. Il me fait mal. Je laisse l’homme me titiller la pointe des seins, mais je me cambre, pour qu’il me comprenne bien. Je me présente, je m’offre.

Il défait son pantalon, baisse son slip. Me présente l’outil, comme pour que je fasse connaissance. Pas mal du tout. Belle bête. Il a bien bandé le salaud. J’espère qu’il va tenir la distance, car ce qu’il a fait relève déjà de l’exploit, il faut le reconnaître.

Je sors enfin mes mains de derrière mon dos, mais seulement pour appuyer mes bras le long du dossier, dessus. Mon buste remonte, mes fesses décollent. Je suis à bonne hauteur. Mais il lui faut me tenir en passant ses mains sous mes cuisses.

Dans un effort extrême, pour le mettre à l’aise, je le laisse me prendre fermement les cuisses, qu’il me tienne bien comme un bagage, et de mon côté je me retiens par un seul bras sur la barre supérieure du dossier. De mon autre main le prends sa bite, je fais bouger la peau pour bien bander le muscle, je lisse le gland sans trop insister, puis tout en écartant les lèvres je l’introduis en moi. Puis je replace mon bras au-dessus du dossier.

Il ne lui reste plus qu’à pousser. Voilà, il rentre d’un coup. Il peut assez facilement me manœuvrer, mais non sans efforts, car ses seuls bras me tiennent en passant sous mes cuisses. L’autre partie de mon corps, le torse, est soutenue par mes bras, sur le dossier du siège.

Voilà, la partie de mécanique commence. Je suis très bien écartée, bien alignée, il me prend bien à fond. Je pense que ça va durer, il ne va pas décharger tout de suite. Ouf, je ne serai pas ratée. J’ai envie de jouir, moi, après tout ce travail !

Maintenant il peut me sucer les seins, tout en me baisant . A chaque effort sa récompense, d’autant que ça me profite. Chaque fois fois qu’il me suce, je prend un tel plaisir, que par réflexe je me cambre, je me pousse sur lui. A chaque fois, il s’enfonce jusqu’à la garde.

Ainsi pendant une bonne demi heure. Il me met en sueur. Je jouis. Juste avant lui. Il râle. On doit nous entendre. La première giclée est dehors et coule sur ma peau lisse et brûlante. L’autre décharge me prend au fond. Je sens qu’il lâche encore du terme en plusieurs mouvements, en plusieurs endroits. Je suis bien remplie, et contente. Lui s’est bien vidé, et content aussi.

Je lui ai dit sans vouloir le flatter que c’était bien, mais qu’il fallait se dépêcher : je n’avais guère que cinq minutes pour retrouver une contenance et me rhabiller.

Il m’a aidée à repasser mon jean, à reboutonner mon gilet. Il ma rechaussée, et m’a laissée refaire les boucles des lacets : c’est un signe, qu’il ne veut pas me dominer ou m’enfermer dans sa tête.

Terminus, je lui ai laissé mon numéro de portable. Pourquoi pas ? Confiance. Il est sympathique, et me laisse sa carte.

Nous descendons, sortons de la gare. Il appelle un taxi.. Avant de monter il se lâche – « je suis resté pour vous ». Je lui dis doucement – « je sais ».

Il ne m’a pas traitée de salope.

Son taxi disparaît dans la nuit. Je reste quelques instants plantée là. Je sens le sperme couler entre mes jambes. Une odeur de baise monte de sous mes aisselles. C’est bon.

J’appelle un taxi, et je rentre.
Puisque c’est arrivé, c’était donc possible.

Dans le rétroviseur, le chauffeur m’aperçoit passer ma langue sur mes lèvres brûlantes.

© Sonia Traumsen | Laissez un commentaire.

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