"03- Le réveil" par rest in piss (texte en ligne)

Les autres textes en ligne | Publiez vos textes ?.

Ou Comment perdre les pédales
(how can you lost control)


Statut : vampire ignorant

Le réveil fut difficile et douloureux. Je ne savais pas ou je me trouvais. J’ouvris les yeux doucement. Ma vision etait bouchée par je ne sais quelle substance, mais tout ce que je pouvais voir etait des formes qui m’etaient inconnues, sans relief apparent. Je tentai d’ouvrir la bouche. Telle ne fut pas ma surprise de sentir un liquide s’insinuer au plus profond de mes entrailles.

Je sentis le liquide me réchauffer le ventre, liqueur délicieuse. j’essayais de bouger un doigt, puis un deuxième. Je ne percevais aucune douleur. Je remarquai au toucher que je n’avais pas beaucoup d’espace. Je me concentrai, tout en observant autour de moi. J’etais allongé, à l’intérieur de quelque chose. Je me trouvais dans un liquide rouge rubis. Ce liquide ne m’obstruait pas la vue et bizarrement, je pouvais quand même respirer. Je tentai de me redresser. Mes genoux sortirent du liquide. Je ressentis une impression de chaleur se propagea dans mes jambes. J’essayai de m’accrocher quelque chose, afin de m’aider a me relever. Je levai mes bras en dehors du liquide, mes mains frottant les parois m’entourant. Je sentis une vague de chaleur remonter le long de mes bras. Je continuai a chercher le haut du réceptacle. Tout d’un coup, je ne sentis plus les cotés de ma " boîte " . je tata doucement a la recherche de bords. Il me fallut environs 10 secondes pour les trouver. Je m’agrippai fermement a ces appuis de fortune et commença a me relever. Je sentis chaque un de mes muscles se contracter sous l’effort surhumain que j’avais a accomplir. Ce sentiment me rappela le temps ou je pratiquais le karaté. Au début, je me prenais toujours des raclées mémorables et je finissais toujours au sol. Mais a chaque fois je me relevais. Je finis enfin par m’en sortir, a force de persévérance. Enfin, m’en sortir, c’était vite dit. Mais la n’est pas le problème.

Lorsque je sortis la tête de l’eau, l’air me sembla plus frais, froid même. J’ouvris les yeux en douceur. Une apaisante lueur vint éblouir mes yeux fatigués par un sommeil d’une durée indéterminée. Ma peau me sembla remplie d’un liquide dont elle se délectait, et elle me parue soudain ambrée, presque opalescente. Mes mains etaient rouges, comme ensanglantées. Pris de panique, je me redressai subitement. Le choc fit faire une vrille a mon cerveau. Je me rendis compte que je me trouvais bien dans une baignoire, mais elle me faisait plutôt penser a mon cercueil.

Je pris appui sur les extrémité de la baignoire. Je pensai me trouver dans une salle de bains, mais j’eus vite fait de me rendre compte que j’avais tort. Je me trouvais dehors, dans une sorte de cloître ou de jardin intérieur. La baignoire vue d’ici ressemblait a un jacuzzi, mais a la place de l’eau se trouvait du sang. Le liquide pourpre remuait doucement, l’onde heurtant avec grâce les rebords du receptacle.

Je fus soudainement envahit par des voix. Sortant de nulle part, elles assaillirent mon esprit avec le vigueur d’une tornade. Les voix etaient confuses, s’emmêlaient et etaient plus ou moins fortes. Certaines etaient fortes et insupportables, d’autres etaient douces et calmes. Ma vision suivi rapidement le délire de mon esprit. Je vis soudain une rue bondée de monde, les gens discutant, rigolant, sans pour autant me voir. Les visions etaient rapides. Au bout d’un moment qui me parut éternel, je vis une femme, le corps souple et mince, les yeux de braise, les traits du visage fins. Elle sembla voler, planer au gré des vents comme une plume. Elle semblait m’appeler a la rejoindre. Finalement un bruit bien réel m’extirpa de mes rêveries. Ma vue mit un certain temps a revenir. Je vis d’abord des ombres puis les formes se distinguèrent, devinrent les arbres et autres beautés de la Nature qu’ils etaient avant mes visions. Le seul changement etait la présence d’une personne. Elle se tenait debout, sans rien dire. Elle souriait et semblait se réjouir de quelque chose, ce qui m’inquiétai un peu plus encore. Je me redressai, et fixa l’inconnu.

L’inconnue etait une femme, jeune, brune, de taille moyenne. Ses yeux etait noirs, et ses vaisseaux sanguins paraissaient être noirs, ce qui bizarrement était fort joli sur sa peau blanche comme la baignoire. Elle n’arrivait pas a s’empêcher de baisser les yeux. Je regarda a mon tour le reste de mon corps. Je compris alors la raison de sa gène. Je me trouvais nu devant elle, ce qui avait l’air de la gêner. Elle me tendis maladroitement un peignoir rouge, qui m’allais a la perfection. Je me retournai pour m’habiller quand elle s’approcha de moi d’un pas hésitant. Je la laissait faire, trop gêné par la situation de toute a l’heure. un fois vêtu du peignoir éponge, je me tourna vers elle. Son sourire devint entier, et son regard de se détourna pas du mien. Je me posa tout un coup une multitude de questions. Combien de temps s’est t’il déroulé entre le parking et mon réveil ? comment j’ai atterri ici ? savais-je encore parler ? toutes ces réponses allaient forcement trouver une réponse.

La jeune femme commença a ouvrir la bouche, et un flot enivrant de paroles déferla dans mes oreilles.

" bienvenue chez toi , dit elle, a tu bien dormi ? "
sa voix me transporta au paradis. Je lui répondis gauchement
- Ou…Oui madame
- Appelle- moi Océane, je suis heureuse que tu soit parmi nous. Nous t’attendions depuis longtemps.
- Longtemps ? mais je ne vous connais pas !
- Il fut un temps ou tu nous connaissait, ou tu faisait partie des nôtres. Mais ton esprit est trop fatigué pour s’en rappeler. Il te faudra te reposer encore.
- Qui m’a amené ici ?
- C’est moi. Je te connais depuis si longtemps et il y a si longtemps que je te cherche…
- Mais je ne vous connais pas ! et même si je vous connaissait, vous n’avez pas a m’enlever ! les flics , tout le monde doit être a ma recherche !
- Non. Personne ne te cherche. Et personne ne te cherchera jamais. Tu es mort il y a 2 mois maintenant.

Je ne pu rien répondre. Ces deux derniers mots m’avaient stoppé net dans ma colère. J’etais mort. Des paroles insensées envahirent mon esprit.
Tu es mort il y a 2 mois…
2 mois
C’est le paradis…
MORT

Je voulu pleurer, mais aucune larme ne sorti de mes yeux. Elle sourit, puis ferma les yeux. Elle semblait morte elle aussi. Sans le savoir, elle parla a quelqu’un, engageant un dialogue surprenant avec l’homme invisible. Elle me fixa et dit

" Je sais que tu entends les voix, tout les autres les entendent, tous… "
- Qui ? les autres ?
- tu le saura en temps voulu. Je sais que tu as beaucoup de questions sans réponses, mais au fil du temps tu comprendras. C’est dans ton intérêt de te cacher la vérité, étant donné ton trouble mental.

C’etait un putain de charabia. Elle savait pour les voix. Elle savait tout. Je me suis assis et commença a pleurer, mais aucune larme ne sorti, seul une vague sensation parvient a me persuader de mon chagrin. Elle me regardait avec des yeux de teckel abandonné, ce qui me rappela ma petite sœur quand j’etais plus jeune.

Je me demandais pourquoi et comment cela été t'il arrivé. Il y avait 8 milliards d'hommes sur Terre et c'était sur moi que le sort s'acharnait. Boulotte à la con, vie de misère, salaire digne d'un chômeur. Tout ce qui peut être considéré comme de la malchance m'était arrivé. Et la, j'atteignais les records. J'étais mort mais plus que jamais vivant, une cinglée essaye de me faire gober des histoires a dormir debout, et je devient cinglé.

Je me leva. Elle sourcilla un instant, puis dit : " tu dois te reposer."
- Je ne suis pas fatigué.
- En est tu sur?
- Oui
- Bien. Suis moi. Il y a de nombreuses personnes qui souhaitent te revoir.
- Me revoir?
- Oui. Comme je te l'ai déjà dit, tu étais parmi nous avant. Et par je ne sais quel miracle, tu a pu revenir a la vie. Mais maintenant te revoilà parmi nous et j'en suis très heureuse.
- Oh… Tant mieux pour vous.
- Tu es toujours aussi arrogant. Tu as toujours eu ce coté "humain" en toi. Tu ne changeras jamais.
- Si j'ai bien compris, je vous ai laissé, et je suis revenu sur terre, c'est ca.
- Oui, en quelque sorte.
- Alors que suis je devenu?
- Tu es devenu ce que les humains appelle dans leur légendes un vampire, et pas n'importe lequel. Tu es le meilleur d'entre nous.
- Comment pouvez-vous en être aussi sur? C'est vrai je n'ai aucun souvenir de cette époque dont vous me parlez. Et les vampires n'existent pas. Vous pouvez me faire croire ce que vous voulez, tout sauf ca.
- Tu es encore naïf. Ta jeunesse nouvelle te rend encore plus adorable…Je…Je…Ne voulais pas dire ca.

Sa honte la faisait rougir. Elle etait belle, tres belle. Je ressenti soudain comme un appel. Je senti son cœur battre, tellement fortement que je crus un moment que les murs tremblaient au rythme des battement. Elle me tendit sa main. Je la pris. Elle avait la peau froide, mais d'une douceur de satin. Elle se colla à moi. Je sentis encore plus fortement cet appel, devenue une grande mélopée. Son regard me transportait au plus profond de mon âme. Et je vis.

Rest in Piss | Laissez un commentaire.

Liens partenaires & sponsors : Littérature érotique | Accrobranche | BD érotique | Tatouages & Bijoux | Littérature